J'étais veule et épuisée. Je n'avais plus de mots, tellement ma peine était grande et insoutenable. Un vers, deux lignes, un texte, des mots, des tournures, des locutions spatio-temporelles et des connecteurs logiques... C'était impossible, impensable...car le tout petit peu de raison et de force qui me restait, je devais m'en servir pour lutter contre la démence qui avait déjà commencé à lécher mes nerfs. Et puis, y a -t-il vraiment des mots qui pourraient traduire la déchéance et décrire la défaite. L'amertume, est -elle assez amère pour définir le goût de la lassitude? Le vide est-il assez consistant pour remplir la vacuité d'une âme qui ne conçoit plus l'utilité de son existence. Je n'avais point de mots... même ma voix s'est éteinte et il était trop vain de pleurer. Je regardais "le cri", silencieuse, immobile, inanimée..un cri strident et sourd..un ciel embrasé..une marée noire.. un visage fade, un cri retentissant, et des échos concentriques, qui, comme un tourbillon,m'hypnotisaient... et atténuaient ma douleur.lundi 5 avril 2010
Le Cri
J'étais veule et épuisée. Je n'avais plus de mots, tellement ma peine était grande et insoutenable. Un vers, deux lignes, un texte, des mots, des tournures, des locutions spatio-temporelles et des connecteurs logiques... C'était impossible, impensable...car le tout petit peu de raison et de force qui me restait, je devais m'en servir pour lutter contre la démence qui avait déjà commencé à lécher mes nerfs. Et puis, y a -t-il vraiment des mots qui pourraient traduire la déchéance et décrire la défaite. L'amertume, est -elle assez amère pour définir le goût de la lassitude? Le vide est-il assez consistant pour remplir la vacuité d'une âme qui ne conçoit plus l'utilité de son existence. Je n'avais point de mots... même ma voix s'est éteinte et il était trop vain de pleurer. Je regardais "le cri", silencieuse, immobile, inanimée..un cri strident et sourd..un ciel embrasé..une marée noire.. un visage fade, un cri retentissant, et des échos concentriques, qui, comme un tourbillon,m'hypnotisaient... et atténuaient ma douleur.vendredi 26 mars 2010
Shine

“Our deepest fear is not that we are inadequate.
Our deepest fear is that we are powerful beyond measure.
It is our light, not our darkness that most frightens us.
We ask ourselves, Who am I to be brilliant, gorgeous, talented, fabulous?
Actually, who are you not to be?
Your playing small does not serve the world.
There is nothing enlightened about shrinking so that other people won't feel insecure around you.
We are all meant to shine, as children do.
We were born to make manifest the glory of God that is within us.
It's not just in some of us; it's in everyone.
And as we let our own light shine, we unconsciously give other people permission to do the same.
As we are liberated from our own fear, our presence automatically liberates others.”
- Marianne Williamsonhttp://debsails.blogspot.com/2009/07/our-deepest-fear-is-not-that-we-are.html
vendredi 5 mars 2010
Mur-Mur

Le monde est fou
Depuis qu'on ne prie plus le Ciel
Mais plutôt les murs et les pierres
Murs de séparation
Murs de lamentations
Murs de mondialisation
Murs de haine et de démence
Même la mer ou erraient
Jadis Didon et Poséidon
Est un mur infranchissable
Séparant les rives jumelles
Hafawa REBHI,
Kasserine, 25/05/2007
Death Lady
She came to me last night,
with her scythe and dark clothes,
her face was pale and bony,
her mouth and eyes were deeper
than three infinite black holes.
She looked at me, fiercely, silently,
her gaze glared me,
I shuddered, I trumbled, I cried..
She took my heart and thumped it,
then she nailed my soul
to the cross of pain..
Lastly, she kissed me and said :
That's all for now,
Next time,
I won't be late.
Hafawa REBHI
Tunis, 20/04/2009
with her scythe and dark clothes,
her face was pale and bony,
her mouth and eyes were deeper
than three infinite black holes.
She looked at me, fiercely, silently,
her gaze glared me,
I shuddered, I trumbled, I cried..
She took my heart and thumped it,
then she nailed my soul
to the cross of pain..
Lastly, she kissed me and said :
That's all for now,
Next time,
I won't be late.
Hafawa REBHI
Tunis, 20/04/2009
Childhood is over

Childhood is over,
Now, time for mourning,
Time for adult age.
We get older, Friend,
Every time we lose those we love,
Those we cherish and adore,
We get older,
As time never stops
Striking our bikes
And teddy bears.
Time is running,
And trailing us along,
We can do nothing
But follow, silently, the woof,
And wait for the wheel to stop,
But time never stops,
And we get older
Till we vanish.
Hafawa REBHI
Tunis 16/04/2009
La Voix
La voix cherchait sa voie
Dans les méandres d’un océan
De vacarme, de turbulences
Amenuisée, fade,
Elle tâtonnait,
Cécité, démence et mensonge
La guettaient aux détours
De son long parcours,
Fous, hypocrites et bavards
La lapidaient
A coups d’altérations
A coups d’injures
Mais, courageuse et intrépide,
La voix se relevait toujours,
Toujours plus forte et résolue,
Et quand se taisait le tumulte,
Elle perçait le silence,
Cherchant où allait son écho,
Car au fond d’elle, elle savait
Et espérait
Que mieux que la parole
Valait un écho
Qui résiste
Qui persiste
Et qui résonne
Hafawa REBHI,
Tunis, 29/01/2009
Dans les méandres d’un océan
De vacarme, de turbulences
Amenuisée, fade,
Elle tâtonnait,
Cécité, démence et mensonge
La guettaient aux détours
De son long parcours,
Fous, hypocrites et bavards
La lapidaient
A coups d’altérations
A coups d’injures
Mais, courageuse et intrépide,
La voix se relevait toujours,
Toujours plus forte et résolue,
Et quand se taisait le tumulte,
Elle perçait le silence,
Cherchant où allait son écho,
Car au fond d’elle, elle savait
Et espérait
Que mieux que la parole
Valait un écho
Qui résiste
Qui persiste
Et qui résonne
Hafawa REBHI,
Tunis, 29/01/2009
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